N’Djamena


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Haute de ses 17ans, Zouhoura est une belle fille hamra* comme on le dit ici. Ceux qui l’a connaissent la décrivent comme une fille gentille, innocente et souriante. Oumar, un de ses voisins dit d’elle : « C’est une vraie folle avec plein de joie de vivre… Et comme toute fille de son genre, elle est fière d’elle et ne se laisse pas faire. Sûrement c’est à cause de ces qualités qu’ils l’ont qualifiés d’Achamané** afin de justifier leurs lâches besognes ». Elève en terminale au complexe Hec Tchad, Zouhoura a été enlevé en se rendant au Lycée par un groupe de six jeunes hommes, de 20 ans en moyenne. L’enlèvement serait orchestré avec la complicité (sous chantage) d’une de ses camarades. Ils l’ont emmené par la suite jusqu’au quartier Guinebor où ils l’ont séquestré, dénudé et violer. Pendant leur sale besogne, ils ont fait des photos et vidéos, qu’ils ont par la suite fait circuler sur les réseaux sociaux au grand dam de la pudeur de Zouhoura. Des images qui m’ont fendu le cœur au point de me demander de quelle jungle sorte ces « sous-hommes » ? Ce jour-là, Zouhoura est rentrée chez ses parents à 19h, heure locale. Ces derniers l’avaient recherché sans succès après qu’ils aient été alertés par sa camarade, témoins de l’enlèvement. La police a été saisie de l’affaire sans mettre la main sur les délinquants.

Zouhoura, symbole des femmes violées au Tchad


Les tchadiens se mettent à l’évidence de tout cela, que la tâche qui les incombent est complexe et qu’être tchadien est une lourde responsabilité, militairement parlant. Alors mort ou vif, ils devront mettre tout en œuvre pour stopper boko-haram, et cela avec ou sans soutien.

#JeSuisTchadien : Parce qu’être tchadien est une lourde responsabilité


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Ali Khoudar est un jeune mondoblogueur de 24 ans étudiant en informatique et adepte des logiciels libres. Insatiable bosseur, pour son projet de fin de premier cycle, il a bien voulu travailler sur un sujet plus consistant que de « configurer des serveurs », qui pour lui est un exercice facile et du déjà vu, dont il ne voit pas vraiment la valeur ajoutée.

@DocteurTux lance une plateforme d’apprentissage par SMS



Depuis deux semaines, la capitale tchadienne est perturbée par de mouvement de contestations lancé par des lycéens. A l’origine, une décision imposant le port des casques aux motocyclistes. Les arguments avancés contre cette décision sont la flambé des prix des casques, la chaleur, et les risques de contamination. La manifestation est arrivée à son point culminant le 09-03-15, où les lycéens se sont mobilisé par SMS pour un grand mouvement afin de contraindre le gouvernement de revenir sur sa décision. La réaction des forces de l’ordre a été disproportionnée. Les quartiers Ardep-djoumal, Kabalaye et Moursal se sont vu quadrillé par la police qui a lancé à tout vent des bombes lacrymogènes, arrêté des lycéens et aurait même tiré à balle réelle. Bilan : un mort (un jeune étudiant en Droit, Hissein Daouda), de nombreux blessés et un bus universitaire incendié.

Tchadiens indignez-vous, indignez-vous de ces policiers inhumains !


En 2012, lorsque pour la première fois le port des casques était rendu obligatoire pour les motocyclistes, la décision semblait être bien accueillie au sein de la population N’Djamenoise qui pourtant s’en est vite lassé à cause de l’acharnement, pour ne pas dire du racket, de la Brigade de la […]

Rebelote, le port du casque pour les motocyclistes s’impose à ...


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Ndjamena, la ville qu'on aime de loin. Telle est la description que certains de mes compatriotes donnent à la ville capitale tchadienne. Une ville qui est prête à offrir aussi bien sa chaleur climatique que sa chaleur humaine au premier étranger qui la foule des pieds. Par ici, la cordialité entre autochtones n'est pas de mise, contrairement aux étrangers qui jouissent de toutes les marques de sympathie. Néanmoins, voici une liste de 10 raisons qui vous fera, cher lecteur, détester la «ville repos».

Dix raisons de détester Ndjamena



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Le résultat du Bac 2013, 70.000 Candidats avec 8.76% d’admis, a sans doute ouvert les yeux du Chef d’Etat tchadien sur la dérive d’une jeunesse abandonné à elle-même et croupissante dans la débrouillardise. « Nous observons une situation inquiétante en ce qui concerne la dépravation de nos mœurs, la dérive de notre jeunesse soit dans son comportement social, soit dans sa culture… » se lamentait le président Deby dans son adresse de l’aïd-el-fitr aux oulémas venus lui présenté leurs vœux.

Top 10 des maux qui contribuent à la dérive de ...


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Que le titre de ce poste ne te fasse pas fantasmer d’un Lac poissonneux tel le Lac-Tchad en voie de disparition. Je veux  seulement te parler de pudeur. Eh oui ! De pudeur quand tu cherches à te débarrasser de ce liquide jaunâtre qui trouve refuge dans ta vessie urinaire. […]

Banguissois, regarde où tu mets ta « canne à pêche ...