@DocteurTux lance une plateforme d’apprentissage par SMS

Ali Khoudar est un jeune mondoblogueur de 24 ans étudiant en informatique et adepte des logiciels libres. Insatiable bosseur, pour son projet de fin de premier cycle, il a bien voulu travailler sur un sujet plus consistant que de « configurer des serveurs », qui pour lui est un exercice facile et du déjà vu, dont il ne voit pas vraiment la valeur ajoutée. En tant que membre du collectif WenakLabs, il a décidé d’y faire incuber un projet, qui a vu sa concrétisation le 22 février 2015. Il s’agit de Nomad Learning V1.0, une plateforme d’apprentissage par SMS.

En novembre 2014, quand Ali cherchait un sujet à développer pour valider son diplôme d’ingénieur des travaux en informatique, il s’est d’abord fixer pour objective de travailler sur un système open source. En plus de cela il voulait concevoir un projet qui pouvait avoir à l’immédiat un impact socio-éducatif. Dans un premier temps, il a voulu développer une application sous androïd; mais l’idée ne l’enchantait pas trop. « La majeure partie des Tchadiens ont des téléphones de première génération, que feront-ils d’une application orientée Smartphone ? » Se demandait le jeune blogueur. « Chaque jour nous recevons des lots de SMS publicitaires qui ne nous servent à rien, pourquoi ne pas utiliser les SMS pour apprendre et mettre en même temps les gens en réseau » ; disait DocteurTux (comme je l’ai surnommé) qui venait par-là de trouver son sujet. Un projet qu’il baptisera très rapidement Nomad Learning, du fait que les personnes qui s’y inscriront vont apprendre en toute mobilité.

Deux mois s’écoulent sans que le jeune ne puisse trouver les outils nécessaires à la réalisation du projet. En janvier 2015, avec le concours de quelques-uns de ses amis du WenakLabs, il arrive à rassembler les outils nécessaires à la conception de son projet. L’idée est affinée, elle constituera à mettre en place une sorte de forum utilisant des putchs SMS, fonctionnement à travers des questions-réponses qui sont modérées par des super utilisateurs. Pour bénéficier de la plateforme, il faut s’inscrire au préalable avec ses noms, prénoms et domaine de compétences.

Le 1er mars 2015, la plateforme voit le jour. Les membres du WenakLabs sont transformés en Alpha Testeurs. Succès ! Conçu pour fonctionner sur un JerryCompteur (serveur), le programme fonctionnait correctement. Les tests ne sont pas concluants sur Raspberry Pi en mode serveur, c’est d’ailleurs sur cet équipement qu’Ali souhaite avoir la version bêta de son programme.

Tchadiens indignez-vous, indignez-vous de ces policiers inhumains !

Les images étaient choquantes. Un groupe, visiblement, des jeunes lycéens se faisait humilier par la GMIP (Groupement Mobil d’Intervention de la Police), l’unité spéciale de la police tchadienne. Sur youtube, la vidéo lancée par le blogueur tchadien Acheick Djarma montre les atrocités infligées par cette police aux jeunes lycéens a fait plus de 74.000 vues en moins de trois jours, suscitant l’émoi au sein de l’opinion national et international. La réaction du gouvernement ne s’est pas fait attendre et elle était contradictoire selon que tel ou tel autre ministre prenait la parole.

Depuis deux semaines, la capitale tchadienne est perturbée par de mouvement de contestations lancé par des lycéens. A l’origine, une décision imposant le port des casques aux motocyclistes. Les arguments avancés contre cette décision sont la flambé des prix des casques, la chaleur, et les risques de contamination. La manifestation est arrivée à son point culminant le 09-03-15, où les lycéens se sont mobilisé par SMS pour un grand mouvement afin de contraindre le gouvernement de revenir sur sa décision. La réaction des forces de l’ordre a été disproportionnée. Les quartiers Ardep-djoumal, Kabalaye et Moursal se sont vu quadrillé par la police qui a lancé à tout vent des bombes lacrymogènes, arrêté des lycéens et aurait même tiré à balle réelle. Bilan : un mort (un jeune étudiant en Droit, Hassan Daoud), de nombreux blessés et un bus universitaire incendié. Plusieurs associations et organisations de lutte pour les droits de l’homme avait déjà dénoncé dès le lendemain des manifestations, le mauvais traitement infligé par la police aux lycéens et étudiants ainsi que des arrestations massives. Des allégations réfutées par la police qui dénonce des agressions subites par ses agents en mission. Deux jours plus tard, des séquences vidéos ont fait le tour d’Internet montrant des policiers en treillis – avec l’uniforme du GMIP – maltraitant des élèves torses nus arrêtés lors de la manifestation, les obligeant à se rouler dans le sable avant de leur donner des coups de fouet. Désormais, il y a très peu d’échappatoires pour le gouvernement, qui n’a autre issu que de réparer les préjudices causé en sanctionnant avec la dernière énergie des homme censé protéger leurs concitoyens mais qui malheureusement les séquestrent au besoin. Etant témoin des fait, l’opinion internationale et le peuple tchadien en premier, doit veiller à ce que toute la lumière soit faîte sur cette situation pour que justice soit rendu.

Rebelote, le port du casque pour les motocyclistes s’impose à N’Djamena !

En 2012, lorsque pour la première fois le port des casques était rendu obligatoire pour les motocyclistes, la décision semblait être bien accueillie au sein de la population N’Djamenoise qui pourtant s’en est vite lassé à cause de l’acharnement, pour ne pas dire du racket, de la Brigade de la Circulation Routière. Un peu plus d’une année plus tard la décision qui imposait le port du casque a été levé pour des raisons de sécurité, à cause de la menace Boko-Haram, au grand bonheur des motocyclistes qui en voulaient à mort Ahmat Bachir, le ministre de l’intérieur d’à lors. Deux ans plus tard, le 1er Mars 2015, une décision remet en vigueur l’obligation du port des casques pour les motocyclistes. Une bonne décision mal tombée au sein d’une population mal sensibilisée. Questionnement autour d’une décision qui pouvait faire partir mon pays en fumée.

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Bus incendié lors des manifestations du 09-03-2015 – Image publié sur le mur facebook de Sabre Naïdeyam

Nous sommes le Dimanche 1er Mars 2015, pour une seconde fois, une décision obligeant le port des casques aux motocyclistes entre en vigueur. Une décision qui est loin de faire l’unanimité des N’Djamenois. « Aujourd’hui, on vous oblige de porter votre casque, demain on vous l’interdit, après demain on vous oblige de nouveau, je ne respecterais pas cette décision (…) » Se lamente Innocent, un jeune motocycliste du quartier Moursal. Un peu plus loin deux jeunes motards en plein allure zigzaguent l’Avenue Mobutu afin d’échapper aux policiers qui tentent sans succès de les arrêter. Il est donc clair que les motocyclistes ont été mal sensibilisés sur l’importance du port des casques, et en plus ils dénoncent déjà une raison de plus pour les policiers d’opérer des rackets. La question qui se pose sur toutes les lèvres est pourquoi oblige-t-on le port du casque qui était pourtant interdit à cause des rumeurs qui laissaient entendre que des terroristes de Boko-Haram pouvaient se cacher derrière les casques pour ne pas se faire identifié ? Des raisons, tout le monde voulaient en avoir car la majeur partie des motocyclistes sont d’accord que le casque est pour eux une protection, mais pourquoi l’imposer et en faire une priorité pour la police, pendant que plusieurs quartiers de la capitale sont laissée à la merci des malfrats de tout genre.

Alors, le port du casque serait-il une priorité pour le ministre de l’intérieur?

Un facebookeur tchadien a partagé un post, où il assimilait le gouvernement actuel à une cuisine. « Chacun concocte le plat qu’il veut, avec la recette qui lui sied et fini par s’en aller avec toute sa vaisselle ». Comme ci le port du casque était une priorité, on l’impose suivant une décision puis on le met en exécution avec une forte mobilisation de la Brigade de la Circulation Routière, puis de tout les corps de la police, la gendarmerie et la garde nomade s’invite à la danse suivant que la mobilisation qui contre la décision est plus grande. De l’autre côté, nous avons une partie de la population délaissée à son triste sort sans protection face au banditisme et au brigandage. A-t-on pris la peine de faire des affiches, des panneaux ou encore des banderoles pour sensibiliser les usagers des motocycles à porter des casques ? A-t-on formé la police à amener amicalement la population à adhérer à cette décision ? Tout porte à croire qu’il y a des en dessous. Certains y voient la main de commerçant véreux voulant écouler les stocks de casques faîtes lors de la première décision. D’autres plus stratèges pensent que le gouvernement tentent de détourner l’attention de la population vis-à-vis de Boko-Haram, car partout les gens ne font que parler de ça et il faut éviter la loi de l’attraction. Plus on en parle, plus on en donne de l’importance et plus on s’en rapproche.

Et les élèves ont-ils le droit de s’insurger ?

Au Tchad, l’inégalité sociale s’en va croissante. Une grande partie de la population reste pauvre malgré la manne pétrolière. Une réalité qu’il faut pourtant vivre pour l’accepter face aux tapages médiatiques du « Tchad prospère ». Alors, comment voudrez-vous obliger un parent d’élève d’acheter un casque qui vaut plus de trois jours de ration pour sa famille ? Le casque qui se vendait à 4000FXAF a connu une flambée de prix et coûte jusqu’à 15000FXAF avec l’annonce de l’obligation du port de casque. D’aucun parle de la loi de l’offre et de la demande. Alors pourquoi n’a-t-on pas pris les dispositions qui s’en imposent afin de faire respecter les prix. Il y a vraiment de quoi pousser la population dans les rues. Les élèves ont donc bien eu raison de le faire, mais leur méthode a fini par ôter toute crédibilité à leurs actes. Là encore, il faut vraiment chercher à savoir si ces sont des vrais élèves, des vrais-faux élèves ou tout simplement des faux élèves qui se sont mis à vandalisé les biens publiques jusqu’à incendier un bus universitaire.

La police a-t-elle le droit de mâter les élèves comme elle l’a faîte ?

Cinq morts et plusieurs blessées parmi les élèves, seraient le bilan des protestations contre le port des caques, lancé les 03 et 09 Mars 2015. Un bilan revu très en baisse par des sources sécuritaires qui voient en ces manifestations des mains agitatrices. Le Gouvernement reconnait qu’un étudiant a été tué, percuté, par un bus universitaire. Le message est clair, les forces de l’ordre ne fléchiront pas. Ils materont à l’endroit et au moment venu. Pour l’instant, écoles, lycées et universités de N’Djamena sont fermés jusqu’à nouvel ordre.

Stev’N-T : « ma musique est un miroir… »

Diplômé en télécommunication à l’ULCO (Université du Littoral Côte d’Opale) dans le Pas-des-Calais, en France, Stéphane TARPADE MIANMARDE alias Stev’N-T est l’un des rares artistes musiciens tchadiens qui ont su mixer arts et études. Stev’N-T est un amoureux précoce de la musique, car son père jouait avec l’emblématique groupe Chari-Jazz et le très célèbre feu Talino Manu. L’influence paternelle a eu son effet à travers les concerts où il regardait son père joué de la guitare. « Cœur Cornu », le deuxième album de Stev’N-T est entrain de faire de lui, un des artistes les plus connus du pays de Toumaï.

Stev'N-T. Crédit photo: Profil facebook de l'artiste
Stev’N-T. Crédit photo: Profil facebook de l’artiste

Stev’N-T décrit sa musique comme étant le reflet de la société. « Ma musique est une sorte de miroir dans lequel tout le monde peut se regarder et voir ce qu’il est » explique l’artiste qui se veut humble, car incapable de porter un jugement sur quiconque ni de servir d’exemple. Un regard timide, un corps svelte, un comportement altruiste… tant de simplicités entourent ce jeune homme qui enfouit pourtant en lui d’immenses projets et qui quand l’occasion lui ai permis s’exprime avec éloquence et liberté. Dès son jeune âge, il s’engage aux cotés de l’AJAC (Association Jeunesse Anti-Clivage) en 1998. Une association de la société civile tchadienne qui milite pour éradiquer les stigmates de la sanglante guerre civile de 1979 au Tchad, la cohabitation Nord-Sud, et la pacification du pays tout entier. Il se fait remarquer au sein de l’association et est désigné comme enfant-parlementaire au courant de la même année. Son talent d’artiste s ‘éclore également dans le théâtre à travers le rôle d’un juge qu’il incarne dans une pièce montée par l’association. Influencé par les films Gangsta, il se laisse entraîner un moment par ce qu’on nommera l’âge de puberté. Ce qui lui vaudra une exclusion de la prestigieuse Lycée des Sacré-cœur de N’Djamena. Il se rattrape très rapidement, et sens que la musique a sa vocation. Le défunt Rom’s-B du groupe Eklypss, Kessely, Compagnon, HEMAHESS… autant de monde qui l’aident à griffonner ses premiers textes. En l’an 2002, il fait sa première audition au Ballet National du Tchad, avec Ludovic est de ses amis. Succès total. « On a eu beaucoup de belles filles, parce qu’on avait le plus beau texte » s’en réjouit, tout nostalgique l’artiste. Intifada est le premier groupe hip-hop qu’il a formé en 2003 avec Rony qui vit en ce moment au Ghana. « Nous étions fougueux et on a voulu jeter non pas des pierres, mais des mots contre le Système », explique Stev’NT sur le choix du nom du groupe qui s’inspirait de l’Intifada palestinien. Le groupe avait très vite changer de nom, car ils le trouvaient très violent. Les idées, les textes, les membres du groupe sont restés intact. Djaraa-B (on le fera encore, en langue gambaye) est le nouveau nom du groupe qui remporte le 2eme prix groupe espoir Art Sao Lauréat. Le groupe se disloque quand ses membres sont contraint pour des raisons d’études. Stev’N-T se relance une année après dans une carrière solo. Véritable début musicale pour lui. Il se fait produire par D&G Studio, et sort deux premiers singles en 2006, avec CidSon Alguewi et Frankelly à l’arrangement. Il s’envole pour les études au Cameroun en 2008, et en profite pour collaborer avec Master Pi et d’autres artistes camerounais.

En 2011, un douloureux événement l’attriste. Étant à Accra, au Ghana, Stev’N-T apprend le décès de son père. Il rentre au pays pour les funérailles de son père et y met quelques temps pour se recueillir. L’idée de sortir un album solo l’effleure. Il repart chez D&G Studio et sort Au nom du père, un album qu’il dédit à tous les orphelins du monde pour rendre hommage à son père. Un album plein d’émotions et de dénonciations des sévices que vivent les veuves et les orphelins, le public se reconnaît dans les textes et s’approprie de l’album. L’artiste se fait un nom et peut désormais s’affirmer dans l’arène des faiseurs du hip-hop tchadiens. Pourtant ce n’est qu’une partie remise pour Stev’N-T qui nous revient avec plus de maturité avec « Cœur cornu » un deuxième opus de 13 titres qui a vu la collaboration de nombreux artistes venant du Bénin, du Cameroun, du Nigeria et du Tchad. Désormais Tonton Leblanc comme le surnomme ses fans peut s’estimer heureux d’être parvenu à bout d’un rêve d’enfant qu’il a réalisé, celui d’utiliser le micro pour apporter sa contribution à la prise de conscience de la jeunesse face aux maux qui la mine.

« Moi Djihadiste » : lettre à un Djihadiste

Paix sur toi frère djihadiste d’ici et d’ailleurs. Je t’écris ce vendredi pour te faire part de mon indignation. Je ne sais pas si je pourrais avoir le courage de tenir ce discours, face à toi, des bombes entre tes mains. Néanmoins, ici sur mon blog, je peux garder la tête froide et te dire directement ce que je pense de tes actes. J’utiliserais la même méthode que François Hollande, ton compagnon de l’Adrar des Ifoghas, au Mali. Non, je n’emploierais pas son option militaire. Mais je ferais comme lui au cours du débat télévisé de l’entre-deux-tours face à Nicolas Sarkozy, le 2 mai 2012, lors de la présidentielle de la même année. J’utiliserais un syntagme répété dans une anaphore. Te souviens-tu du « Moi Président… » de François Hollande ?

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Crédit image: http://letemps.ch

Moi djihadiste, je lutterais pour un monde plus juste. J’aurais pour religion l’Islam et pour modèle le prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui).

Moi djihadiste, je ne tuerais pas des innocents, ni des personnes sans défense. Je ne mènerais pas de vengeances aveugles et je m’efforcerais à maîtriser ma colère. Le prophète Muhammad (paix et bénédiction d’Allah sur lui) disait : « Ne te mets pas en colère. » [Hadith sahih – Ahmad]

Moi djihadiste, je ne ferais pas du commerce contredisant les règles de l’islam et je me souviendrais de l’Ayat qui dit : « Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction». N’est-ce pas vrai Mr. Marlboro ?

Moi djihadiste, je ne déroberais pas 200 filles à leurs parents.

Moi djihadiste, je ne me suiciderais pas, car L’islam interdit le suicide, il n’est pas permis au croyant musulman de porter atteinte à son corps.

Moi djihadiste, je respecterais les cinq piliers de l’islam qui sont la profession de foi, les 5 prières quotidiennes, le jeûne du mois du Ramadan, le Hadj et la Zakat.

Moi djihadiste, je n’imposerais pas ma foi aux autres, je les inviterais amicalement à embrasser l’islam. Nulle contrainte en religion (Baqarah, 256).

Moi djihadiste, je blâmerais le mal et je recommanderais le bien.

Moi djihadiste, je ne sèmerais pas la désolation dans mon entourage.

Moi djihadiste, je ferais en sorte que ma présence sur terre puisse être mise au service de la bienfaisance.

Moi djihadiste, je ne violerais pas les femmes, je m’éloignerais de la fornication.

Moi djihadiste, je combattrais pour la justice et l’équité, dans sa juste valeur. Je n‘accepterais pas de me faire qualifier de kamikaze, ni de terroriste.

Moi djihadiste, j’entretiendrais les rapports de bon voisinage enseignés par le prophète Muhammad. J’aimerais mon prochain comme moi-même, car si un homme n’est pas mon frère dans la religion, il l’est dans l’humanité.

Moi djihadiste, je resterais tout d’abord un homme.

Dix raisons de détester Ndjamena

Ndjamena, la ville qu’on aime de loin. Telle est la description que certains de mes compatriotes donnent à la ville capitale tchadienne. Une ville qui est prête à offrir aussi bien sa chaleur climatique que sa chaleur humaine au premier étranger qui la foule des pieds. Par ici, la cordialité entre autochtones n’est pas de mise, contrairement aux étrangers qui jouissent de toutes les marques de sympathie. Néanmoins, voici une liste de 10 raisons qui vous fera, cher lecteur, détester la «ville repos».

1 – le crachat

Image d'illustration. Crédit: www.chroniques-ovales.com
Image d’illustration. Crédit: www.chroniques-ovales.com

Je ne sais pas pourquoi les Tchadiens aiment tant cracher n’importe comment et n’importe où? La scène classique est celle d’un motocycliste qui en pleine vitesse et à contrevent vous arrosera de sa salive après avoir correctement raclé sa gorge (écoutez le son ci-dessous). Dans certains bureaux, l’administration est obligée de mettre en garde contre de telles pratiques en affichant des notes de service. « Des fois, je souhaite bien en découdre sur-le-champ avec les personnes qui crachent partout. Dommage que je suis célèbre à Ndjamena se plaint une star tchadienne de la musique. Comment allons-nous faire, si jamais une épidémie telle que la fièvre Ebola nous attaquait ? Dieu nous en préserve. »

2 – la chaleur
Le mois de mars est connu comme étant le point pic de la chaleur. La température oscille entre les 40 et 52 °C. C’est le mois où les nerfs sont vraiment tendus. Les tenues en coton sont donc de mise en cette période de l’année.

3 – la poussière
Le Tchad est l’un des plus importants pays exportateurs de poussière. Et ce, grâce à la dépression de Bodélé qui envoie de la poussière jusqu’en Amazonie. Chaque année, le Tchad exporte une tonne de poussière ! Il se trouve que Ndjamena est sur son passage. Je vous recommande des lunettes qui couvrent correctement les yeux.

4 – la cherté de la vie
Le Tchad importe de la viande dans la plupart des pays de la sous-région, mais pourtant le méchoui (barbecue) coûte plus cher à Ndjamena qu’à Bangui par exemple. Du transport urbain au logement en passant par les produits de première nécessité, tous ont connu une flambée des prix, avec l’avènement du pétrole. Notre capitale est la troisième ville la plus chère au monde pour les expatriés, selon le classement du cabinet Mercer.

5 – L’insécurité
A l’heure où je rédige ce billet, les actes de banditisme connaissent une certaine chute. Malgré les patrouilles mixtes des Forces de défense et de sécurité (FDS) et les commissariats de police décentralisés, quelques rezzous de malfaiteurs continuent de commettre des forfaits en opérant des hold-up, des braquages, et en agressant les paisibles citoyens. Les quartiers reculés ne sont pas fréquentables aux heures tardives.

6 – la circulation routière
Conduire au Tchad relève d’un véritable parcours du combattant. Rares sont les conducteurs de voiture ou d’engin à deux-roues qui maîtrisent le Code de la route. En  »absence des policiers qui régulent la circulation au niveau des ronds-points, le premier à s’engager est prioritaire. Alors les conducteurs s’élancent dans une véritable course-poursuite où le nombre d’accidents de la route de cesse de gonfler les statistiques.

7 – le fossé social
« Nous avons des compatriotes qui vivent avec nous dans ce pays, mais ils ont la même fraîcheur du corps que ceux qui vivent en Occident » aiment se plaindre les Tchadiens les moins nantis de ceux qui ont plus « d’avantages ». Au Tchad, l’écart entre riches et pauvres est très grand. L’aigreur des pauvres grandit de jour en jour, au rythme de la dégradation de leur situation. Tenez, la pénurie d’essence de ces derniers jours, c’est toujours les plus démunis qui en pâtissent.

8 – les ordures

Des ordures devèrsées dans une digue à Moursal. Crédit image: @legeekdusud
Des ordures deversées dans une digue à Moursal. Crédit image: @legeekdusud

Bouchez votre nez, s’il vous plaît ! Vous êtes au bord du bouta (marigot) de Ridina. Çà et là, les ordures sont entassées bouchant les conduits d’eau usée qui avec le  temps dégagent des mauvaises odeurs. La population produit et déverse ses ordures à tout vent. On s’en fout la mairie fera son travail, celui qui consiste à racketter les pauvres vendeuses de poissons du marché de Dembé, qui n’ont pas d’ailleurs pas d’espace aménagé mis à leur disposition. L’insalubrité est donc une œuvre issue de la complicité entre la population, la mairie et l’appareil pensant de l’État. Il faudrait donc établir des règles claires pour chaque partie.

9 – la saison des pluies

Crédit photo: @legeekdusud
Crédit photo: @legeekdusud

Des bottes en caoutchouc, il vous en faudra si vous envisagez de venir à Ndjamena pendant la saison des pluies. Les marchés, les quartiers reculés, et même certaines portions du centre-ville baignent dans l’eau. Après la pluie, c’est la boue, en parlant des quartiers tels que Habena, Boutal-Bagara, Atrone Il faut pétrir la boue pour sortir de ces quartiers. La plupart des travailleurs de la fonction publique habitent dans ces zones et sont obligés de se mettre dans des tenues de sport pour aller au travail, ils se changent une fois sur place et le lendemain le même exercice se répète en attendant la saison sèche où les attendent la poussière et le soleil.

10 – Internet !
Le nerf de la guerre. À Ndjamena, il y a moins d’un cybercafé par arrondissement, et l’arrivée de la fibre optique pompeusement annoncée n’est toujours pas effective. Allez squatter les bureaux de vos amis, des membres de votre famille, vos connaissances… Si vous avez besoin d’un shoot de net. Internet est encore un mythe pour plus de 98 % des Tchadiens.

PS : Avant de finir, rassurez-vous, quoique ma ville natale a beaucoup de défauts, elle a autant de qualités allant de la légendaire Djitan Djitou (hospitalité) à la grande diversité culturelle que vous offre cette ville carrefour.

SITIC 2014 : les trois bonnes questions d’Idriss Deby Itno à propos de Jerry

C’est chose fait, le médiatique Salon International des TIC est entrain de se tenir depuis hier au Palis du 15 Janvier à N’Djamena. Plusieurs délégations sont de la partie, avec la présence très remarquée du Chef d’État tchadien et de ses homologues du Nigeria et de la Mauritanie. JerryClan Tchad tient comme prévu, un stand aux côtés de l’ADIL (Association pour le Développement de l’Informatique au Tchad), où les trois Chefs d’État présent sont venus visité. Une petite lucarne sur la première journée du SITIC.

Logo du SITIC, credit: http://sitic.td
Logo du SITIC, credit image : http://sitic.td

Des geeks, des nerds, des analphabètes…

Ce que les habitants non avertis de N’Djamena auront certainement compris de la première journée du SITIC, c’est une longue fil d’attente, où étaient mêlé des geeks, des nerds… bref des passionnés de tout bord des TIC pour lesquels la journée a commencée plus tôt que d’habitude. La distribution des badges qui a débutée quelques jours d’avance et qui se poursuit toujours, a fait sortir tôt le matin, les participants qui ne voulaient rien rater de la journée. En plus, il n’était pas question pour eux de venir après les Chefs d’État, sachant que les accès seraient bloqués. Ceux comme moi qui ne voulaient pas se faire coincer par le bouchon protocolaire sont resté chez eux. Ceux des participants qui sont arrivé après les Chefs d’État ont du attendre pendant quatre heures d’horloge profitant du vacarme provoqué par le ballet national, et quelques musiciens locaux qui « animait » la matinée. De l’extérieur, on pouvait constaté les manquements organisationnels de l’événement et surtout l’arrogance des forces de l’ordre. Néanmoins il y a eu des exceptions comme ce flic qui amicalement faisait comprendre que les limitations des entrées et des sorties sont nécessaires pour la sécurités des présidents. « Nous n’avons pas de détecteur de métal, nous sommes contraint de procéder aux fouilles systématiques. Cela va de la sécurité des présidents », expliquait cet officier de police.

 

Quelques tweets sur le déroulement de la première matinée…

 

 

Visite des stands

La cérémonie d’ouverture (discours des Chefs d’État, des organisateurs…) a pris plus de deux heures. L’ensemble de l’événement était couvert en direct par l’ONRTV (Office National de Radiodiffusion et Télévision Tchadienne). Les chefs d’État ont ensuite procéder à la visite des stands dont celui d’ADIL et du JerryClan. Encore pour des raisons de sécurité, le nombre des exposants était limité, deux au maximum par stand. Abdelsalam SAFI, membre du JerryClan, a du affronter seul, les trois présidents pour répondre à leur préoccupation. Voici donc les trois questions pertinentes que le président tchadien a posé pour comprendre l’idée qui se cache derrière Jerry, des questions rapportées par AbdelsAlam SAFI, auxquelles je me permet de répondre.

Pourquoi avez-vous fabriquer cet ordinateur ?

Jerry est une solution qui est bien adapté au pays du Sud, notamment ceux d’Afrique, car ils constituent aujourd’hui le dépotoir des déchets informatiques de l’occident. En plus, ces ordinateurs sont moins onéreux et contribueront efficacement à la lutte contre la fracture numérique

Qui a eu cette idée ?

Jerry est conçu par une communauté. Le projet est né en France à travers la Start-up Hedera et trois étudiants en, Design de l’École Nationale de Design Industrie de Paris. bonne partie de la communauté est en Afrique. Le projet regroupe 11 pays, dont le Tchad. Seulement deux pays sur les onze autre ne sont pas en Afrique. Ici au Tchad, nous avons lancé le JerryClan Tchad depuis Avril dernier, et nous faisons partie intégrante du collectif WenakLabs.

Combien coûte cet ordinateur ?

Hormis le temps perdu pour la récupération des composants, le test de ces composants, l’installation d’un système d’exploitation libre de droit, un Jerry ne coûte que le bidon (environ 3,5 euros au Tchad), au cas où on l’achète. Par contre, un Jerry n’est pas à vendre il est fabriqué en communauté pour une communauté.

Ce n’est qu’à ce moment que le Chef de l’État tchadien se rend compte que Jerry tourne dans un bidon et le fait remarquer à son homologue mauritanien qui se trouvait à ses côtés. C’est en félicitant les membres du JerryClan Tchad que Déby a mit fin à la visite du stand ADIL/JerryClan.

WenakLabs forme les journalistes aux techniques du blogging et à l’utilisation des réseaux sociaux

La Maison des médias du Tchad a abrité, le samedi 23 août 2014, une formation organisé par WenakLabs, un collectif regroupant les Mondoblogueurs tchadiens et les membres du JerryClan Tchad. Dans sa politique de la formation de masse, le collectif veut inculquer la culture numérique à l’ensemble de la population tchadienne, et cet objectif ne saura se réaliser sans l’apport des hommes de médias. Cette formation a vu la participation de plus d’une vingtaine de personnes, dont la plupart sont des journalistes. Des informaticiens et des managers artistiques étaient aussi de la partie.

Commencée à 9 h 30 avec le mot de bienvenue de la mondoblogueuse Rendodjo Em-A Moundôna Klein, qui a bien voulu expliquer les desseins de te formation, en martelant : « Il n’est pas question que nous (Tchadiens) soyons à la traîne dans la blogosphère francophone. Nous ne sommes pas des hors-la-loi, comme le pense beaucoup de personnes, bien au contraire nos apports sont essentiels pour la société. Cette formation a pour but la démystification de la pratique du blogging ».

Plusieurs aspects du blogging ont été passés en revue. La polémique entre journalisme et blogging n’a pas été occultée, et à la mondoblogueuse Brya Roassim de dire « Un blogueur, est légalement dos au mur par rapport à un journaliste, juridiquement parlant ». Car pour elle, les journalistes sont mieux couverts en cas de poursuite judiciaire que les blogueurs. Un cri d’alarme qui semble allé vers le HCC (Haut Conseil de Communication), afin qu’il puisse réglementer la pratique du blogging au Tchad.

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Abdoulaye Adoum, le correspondant local de l’agence turque de presse (Anadolu), a présenté un module concernant les techniques de l’interview.

Personnellement, j’ai évoqué l’aspect technique du blogging allant de la création d’un blog à la sécurité numérique en passant par l’utilisation des réseaux sociaux. Même la connexion Internet nous a lâchés au moment fatidique, c’est- à- dire pendant la phase de création des blogs, nous avons eu le plaisir de voir deux participants créer leur blog. Il s’agit de Modilé d’Eklyps Production et du caricaturiste Séraphin.

Une vue des participants. Copyright Ali Khoudar alias Dr Tux
Une vue des participants. Copyright Ali Khoudar alias Dr Tux

C’est sur une note de satisfaction que la formation a pris fin à 16 h 30, avec un mini Workshop de fabrication de Jerry (ordinateur fabriqué à base de composants informatiques recyclés et d’un Jerrycan), organisé par le JerryClan Tchad.

JerryClan-Tchad sera présent au Salon International des TIC de N’Djamena

JerryClan-Tchad a vu le jour en Avril 2014 à N’Djamena. JerryClan regroupe l’ensemble des communautés qui partage les valeurs du projet Jerry Do It Together, qui a pour vocation première l’ouverture et la démocratisation des savoirs . La mision de JerryClan Tchad est de faire vivre l’aventure du développement local de Jerry et enrichir les connaissances communes de Jerry Do It Together . C’est dans cette optique que nous, les JerryClaners tchadiens comptons participer au prochain Salon International des Technologies de l’Information et de la Communication, afin de marquer notre territoire.

Logo de Jerry
Logo de Jerry

Pour votre rappel, Un Jerry, c’est un ordinateur que l’on monte soi-même avec des objets récupérés et du matériel informatique (carte mère, processeur, disque, etc.) assemblés dans un bidon de 20 litres, sur lequel on fait tourner une application open source (logiciel libre de droit utilisateur) . La communauté tchadienne qui s’est formée autour du Jerry n’a cessé de grandir après sa rencontre avec WenakLabs, un collectif d’acteurs du web qui tend à se transformer en une start-up. Les réalisations de la communauté vont aussi croissante allant des conférences au workshop en passant par la mise en place de cybercafé low-cost, avec à la clé, plusieurs projets en gestation.

Marqué en lettre d’or leur présence

Pour sa participation à ce premier événement de grande envergure dans le domaine des TIC au Tchad, JerryClan et le collectif WenakLabs (qui regroupe Mondoblogueurs et JerryClaners) comptent marqué en lettre d’or leur présence en proposant deux jerries (pluriel de Jerry) comme poste de travail à l’ADIL (Association pour le Développement de l’Informatique Libre au Tchad) et ISOC Tchad (Chapitre Tchadien de l’Internet Society). Une façon pour eux de montrer combien cet ordinateur issu de récupération peut être efficace en tant que simple poste de travail. Des mini workshops sont prévus sur l’ensemble des quatre journées que se tiendra le salon.

Un projet qui tient à cœur

Pour donner une valeur ajoutée à Jerry, et surtout mettre en évidence la connotation sociale de ce « bidon magique », la mise en place d’un serveur d’enregistrement des donneurs de sang par SMS pour la Banque Nationale de Sang (BNS) est un projet qui tient à cœur les JerryClaners du Tchad. Le groupe compte donc sur l’apport technique de tout volontaire capable de concrétiser ce projet. Ali Khoudar, Abdallah Mahamat Nour et moi même, sommes les responsables technique du projet, c’est donc un SOS lancé vers les bonnes volontés, le principe étant de réaliser une solution Open Source.

La mise en place d’un « cybercafé Jerry » afin de fournir une connexion internet à moindre coût aux élèves et étudiants de N’Djaména est aussi l’un des projets qui hante les faiseurs de Jerry du Tchad. Pour l’Instant, quelques postes de travail ont été fourni à l’IFT (Institut Français du Tchad), qui offre à ses usagers, 4heures de connexion internet en raison de 500FXAF (moins d’un euros). Quatre fois le prix qui se pratique partout ailleurs dans N’Djamena, quand c’est bon marché !

Tant bien que mal, JerryClan est entrain de poursuivre sa longue marche contre la criante fracture numérique qui sévit au Tchad.

Hip-Hop : Anonyme nous offre le must de l’année

Anonyme Micfighter, le sage guerrier du micro, n’a pas qu’une seule corde à son arc. Médecin le jour, talentueux artiste de musique urbaine le soir, le jeune homme a un cœur de philanthrope. Son plus grand rêve : affranchir ceux qui n’ont pas de voix et surtout la femme de la servitude conjugale, plus particulièrement celle du Sahel, celle des «terres arides» dont il est originaire.

Jacket de l'album
Jacket de l’album

Anonyme, à l’état civil Magloire Tampélé, est né il y a 28 ans à Ndjamena. Passionné de musique, il tenait à lancer un album prometteur. Il y – a mit son temps, son amour, son génie et « Chroniques des terres arides » s’annonce être le meilleur album hip-hop de l’année au Tchad.

Ma première rencontre avec ce battant remonte à l’été 2003 au centre Emmanuel de Ndamena, un centre catholique où se rendent lycéens et collégiens, une vraie école de champions et de cadres. Des cours de vacances y étaient organisés et nous étions tous les deux inscrits aux cours préparatoires de la terminale. Nous aimions tous les deux les quelques rares auteurs tchadiens ayant publié localement des romans ou des recueils de nouvelles… Nos favoris étaient Marie-Christine Koundja pour son roman Al-Istifakh ou l’Idylle de mes amis, Ali Abderrahmane Haggar pour Les mendiants de l’espoir et surtout Nimrod pour Les jambes d’Alice. Nous allions ensemble à quelques concerts et déjà il manifestait une grande passion pour la musique.

Notre bac en poche, en quête d’opportunités, Magloire s’est retrouvée à Conakry en Guinée et moi à Bangui en Centrafrique.

Deux années plus tard, j’ai retrouvé via internet celui qui se faisait désormais appeler Anonyme, « un nom fidèle à ma volonté de rester humble et engagé dans le combat en faveur du citoyen lambda souvent ignoré », dit-il. Il avait déjà plusieurs enregistrements à son actif : des singles remarquables comme ‘’Mon trésor’’ en feat avec le maestro tchadien, le défunt Diego Ngaradé, et ‘’Fils d’Afrique’’ avec Demonix dont un clip vidéo, le premier de sa carrière.

Avec «Chronique des terres arides » il signe un album riche en couleurs. Pas moins de 17 titres : une  véritable randonnée dans le quotidien, les réalités, les saveurs, les rues des villes et villages africains. Plus besoins de souligner que l’inspiration est riche des belles influences musicales qui vont des variétés soul, reggae, rap, acoustiques aux rythmes africains auxquels il voue une grande passion.

Connu pour son discours d’apôtre de paix et d’unité, Anonyme s’est entouré pour cette production de jeunes et excellents collaborateurs venus de toute l’Afrique et même de France : pas moins de 15 nationalités.

̏Ikogo ̋ le premier single extrait de l’album est une invitation à sourire en langue Ngambaye du Tchad, une invitation à la joie adressée à la femme africaine. Un hommage à celle qu’on aime pour ses innombrables vertus. Un sublime morceau aux influences afro pop et house conçu avec le jeune et talentueux beatmaker ZO de Brain studio de Douala avec des partitions Bass du très connu Jabar Bass.

« Chroniques des terres arides »est sans doute l’album à recommander vivement à tous les jeunes d’Afrique et du monde assoiffé de réussite, d’unité, de progrès et de pensées positives. Pour moi, c’est un must !