Isoc -Tchad met en place un IPv6 Task Force à N’Djamena

Isoc-Tchad a pour mission la vulgarisation d’internet au Tchad. Dans cette foulée, il compte à son actif plusieurs réalisations, dans ce pays où seulement 1,2% de sa population est connecté. L’une des priorités du Chapitre Tchadien de l’Internet est de stimulée la fourniture de contenu en ligne sur le Tchad. «Si on veut crédibiliser les données que nous fournissons, il faudrait qu’on commence à utiliser le .td dans nos noms de domaines. Ce n’est pas normal que la présidence de la république utilise .org dans son nom de domaine». Lance tour indigné AbdelJelil Bachar Bong, Coordonnateur de la toute jeune IPv6 Task Force Tchad.



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Le phénomène des « coureurs de niqab » prend de l’ampleur à Ndjamena

Le Tchad est un pays où plus de la moitié de la population est de confession musulmane. Il n’y a donc pas de problème légal avec le port du voile, comme en est le cas d’autres pays tel que la France. Les femmes sont soit intégralement, partiellement ou pas voilées, selon l’éducation reçue et les milieux qu’elles fréquentent. Néanmoins, le port du voile intégral est prisé des femmes issues des quartiers nord de Ndjamena, la capitale tchadienne.



Dix manières de reconnaître un blog tchadien

Le fossé numérique au Tchad est criant. L’acquisition de la fibre optique est effective, mais son opérationnalisation tarde à venir. Les internautes tchadiens n’ont pas une culture numérique assez développé, une grande masse ne se connecte qu’à travers de terminaux mobiles. La fièvre des médias sociaux n’épargne pourtant ce pays où seulement 1,9%  de sa population a accès à internet. Profitant de la neutralité du support (internet), une infime partie des tchadiens profitent du blogging pour exprimer leurs points de vue sur le web. Un exercice pas de tout repos, car il faut savoir faire part entre liberté d’expression et respect de l’éthique. Voici une liste de dix «indicateurs» qui vous permettront de reconnaitre un blog tchadien.

10 points clés pour reconnaître un blog tchadien | Create Infographics

1-     Alimenté depuis l’extérieur

Sur un échantillon de 10 blogs sectionnés au hasard, six blogs tchadiens sur dix sont mis à jour hors du Tchad.

2-     Politico-militaire

Le Tchad est un pays qui a connu plusieurs coups d’Etat, le dernier en date et certainement le plus médiatisé reste celui du 02 Février 2008. Des rebelles venus de l’Est du pays, ont failli de peu renverser l’actuel Chef d’Etat, le président Idriss Déby Itno, mais finalement, ils ont connu un en échec. Depuis plusieurs mouvement rebelles se sont muent en partie politique pour certains, d’autres ont pris le chemin de l’exil d’où ils voient du blogging un espace d’expression. Aujourd’hui 50% des blogs tchadiens sont tenus par des politico-militaires.

3-     Ça parle de Déby à l’extrême (tant en bien qu’en mal)

Les tchadiens aiment parler de leur président sur Internet, si on se fie aux données que j’ai collecté. 60% des blogueurs tchadiens sont extrêmement pro-Déby ou anti-Déby. De fois ils vont dire des futilités qui ne font même pas du débat politique. Par exemple, en quoi intéresserait les tchadiens quand Déby va rendre visite à telle ou telle autre de ses femmes?

4-     Copier/Coller (Plagiat)

Des dépêches d’agences de presse reprises par des blogueurs, des billets repris en même temps sur plusieurs blogs le scénario qui semble être le propre de tous les blogueurs tchadiens n’est pourtant pas partager par la majorité…



PIF PIKINI et KYAM sortent « Homme du Monde »

Fin 2012, Une rencontre au El-Calienté de N’Djamena par l’entremise d’une amie qu’ils ont en commun, a permis aux jeunes Pif Pikini et Kyam de faire connaissance. Ensemble, ils signent « 5910 » (entendez 5 minutes de plaisir, 9 mois de grossesses, 1 enfant, 0 père). L’opus fait le buzz, les deux compères vont découvrir la bonne cohésion artiste et l’idée de l’album « Homme du monde » s’est imposée à eux comme une évidence. Ils feront le lancement officiel, du disque de quatorze titres, ce Vendredi 06 Juin 2014 à l’Institut Français du Tchad (IFT).

PIF PIKINI et KYAM, image Press Book « Homme du Monde ».

Quand lui demande depuis quand il a commencé à poser du son, Ndilbé KORIUIM alias Pif Pikini répond, tout souriant, qu’il ne s’en souvient plus. Mais tout jeune, avec des potes dans les rues de Dakar où il a grandi, Pif manifeste son amour pour la musique. Avec Aimé Love, un des leaders du rap tchadien, il fonde « Shifna » en 2002, lors de son retour au pays. Le groupe fait succès et participe à plusieurs rencontres nationales et internationales. En 2012, c’est la consécration pour Pif qui se lance dans une carrière solo. Il arrache les premières places aux festivals « Ndjam Hip-Hop » de N’Djaména et « Gabao Hip-Hop » de Libreville au Gabon et sort « A mon tour d’expliqué » sous l’impulsion du public.

Alexis Friedmann alias Kyam, le singjay français originaire de la banlieue Sud de Paris, quant à lui s’est mis à la musique (le rap) à ses 15ans. « Je ne sais pas s’il faut que j’appelle cela de la musique », me confit-il après une de ses répétitions avec Pif à laquelle nous avons assisté N’Dodjo et Moi. Si pour lui cette époque ne veut pas dire grand-chose dans sa carrière, il se sent tout de même attiré par la musique et fréquente le conservatoire durant 5 ans. En 2004 le « Control Tower sound system », un collectif de chanteurs, avec lequel il murit sa voix et affine sa technique. C’est de là que commence pour lui une aventure qui donne lieu à de nombreuses représentations sur tout le territoire français, au cours desquelles ils partagent la scène avec des monuments du reggae à l’instar de Rod…



Jerry, le « bidon magique », bluffe les N’Djaménois

Les Journées du Logiciel Libre (#JLL) tenues à N’Djaména les 09 et 10 Mai 2014 par ADIL (Association pour le Développement de l’Informatique Libre au Tchad), ont permis aux JerryClaners (les membres du JerryClan) de la même ville de présenter leurs « bidons magiques » au public.

Abdulsalam SAFI l’initiateur du JerryClan Tchad et Jerry

 Jerry est un ordinateur low-cost fabriqué à partir de pièces informatiques issues de récupérations et d’un jerrycan qui constitue la coque. Les « makers » de Jerry se sont constitué en communauté appelé le JerryClan. Depuis, la communauté ne cesse de grandir et le Tchad la rejoint depuis début Mars 2014, avec un Jerry qui a vu le jour dans un entrepôt de riz, derrière le marché à mil de N’Djaména. Le JerryClan Tchad est né sous l’impulsion d’AbdelSalam SAFI, un jeune enseignant de l’IUSTA (Institu Universitaire des Sciences et Technologie d’Abéché), et quelques-uns des étudiants de l’IPNT (Institut Polytechnique des Nouvelles Technologies) où il enseigne les réseaux informatiques. Avec ces étudiants dont Ali, Schadrakc, Klamadji, Korom… il forme un groupe de véritable geeks qui n’hésitent pas de sacrifier du temps pour expérimenter tout ce qui leur tombe sous la main. Courant Avril 2014, le groupe a rencontré WenakLabs, un projet que j’ai imaginé avec d’autre mondoblogueurs, et depuis, les ambitions vont croissantes.

Conférence WenakLabs, à l’IFT

 Déjà, le 30 Avril 2014, lors d’une conférence organisée par WenakLabs et le JerryClan à l’IFT (Institut Français du Tchad), les jeunes venues nombreux admiré le bidon magique ont été bluffés, ce qui a poussé un des participants à demander :

- « Est-ce que cette chose fonctionne » ?

- «Oui, et ça carbure aux logiciels libres » a répondu un des organisateurs.

Jerry et ses admirateurs dans les jardins de l’IFT

A la bibliothèque nationale, lors des #JLL, l’effet est le même. Mieux encore, un Jerry a même été fabriqué, collectivement, sur place. Un Workshop que les participants en sont sortis très satisfaits.



Tchad: le géant pétrolier chinois (CNPC) va-t-il sortir les pieds de la boue de Koudalwa?

Des déchets pétroliers déversés dans d’immenses tranchées, creusées à cet effet, sont à l’origine des tractations, qui ont débuté à la mi-août 2013, entre le gouvernement tchadien et la China National Petroleum Corporation International Chad Co. LTD (CNPCIC), la filiale tchadienne du géant pétrolier chinois.

Crédit image: http://afriqueexpansion.com

Malgré les nombreux contacts établis ces derniers mois par la direction de la CNPC avec les autorités tchadiennes, l’inventeur et actuel ministre du Pétrole de la République du Tchad, Djerassem Le Bemadjiel a adressé une lettre à l’entreprise pour lui notifier la suspension de toutes ses activités d’exploration sur l’ensemble du territoire national, « à compter du 21 mai 2014 » précise-t-il.

Il faut noter qu’une brève suspension avait été lancée le 13 août 2013 à l’encontre de la CNPC pour les mêmes motifs à savoir « des déversements nocifs à l’environnement ».  Ce que le ministre du Pétrole a qualifié dans sa lettre de « pollutions caractérisées qui sont prohibées (…) par l’industrie pétrolifère internationale », avant de réprimander le géant pétrolier qui récidive ses pratiques inacceptables, et continue à « combler les sites pollués sans traitement préalable ».

Selon des informations qui nous sont parvenues, les caisses de l’État sont vides et les salaires sont payés grâce à des prêts obtenus auprès des partenaires, dont un autre exploitant pétrolier présent dans le pays. La CNPC s’en est sortie de sa première suspension avec une amende de 1,2 milliard de dollars USD, dont elle ne s’est toujours pas acquittée. Pour beaucoup d’observateurs, cette mesure répressive vise à faire pression sur la CNPCIC afin qu’elle s’acquitte de son amende. Entré dans le cercle fermé des pays pétroliers depuis le 10 octobre 2003, avec une production estimée à 176 000 barils/jour en 2005, le Tchad doit sa croissance économique à cette manne.

Présente dans le pays depuis 2003, la CNPC a acquis en 2009 une autorisation d’exploration de nouveaux blocs pétroliers, notamment à Koudalwa à 200 km au sud de Ndjamena, la capitale. Au mois de mars 2014, une grève des employés qui réclamaient une augmentation salariale et dénonçaient des «mauvaises conditions de travail» est venue s’ajouter à la liste des difficultés de l’entreprise chinoise.

La Chine, très présente en Afrique et mal vue par les Occidentaux, n’est pas forcément en bonne posture dans…



Alabira Louqmane, photo de journal facebook

Alabira Louqmane, l’indigné de la crise #Centrafricaine

La guerre qui se déroule en Centrafrique, comme tout autre, a ses raisons et ses torts. Admettre que cette guerre est celle des confessions, n’est pas tout à fait juste.  Pourtant, les ingrédients d’une telle guerre sont déjà là, à Bangui et sur l’ensemble du territoire Centrafricain. Instrumentalisés, épris de haine et de vengeance, c’est une population aidée par les anti-balaka (milice d’auto-défense, transformée en groupe rebelle contre les Seleka et leur chef Djotodia) qui s’en est pris à tout ce qui est musulman. Des mosquées ont été vandalisées, le saint coran brulé, des corps humains mutilés, brûlés et même mangés… Des scènes horribles qui se sont déroulés devant les caméras de plusieurs médias internationaux.

Alabira Louqmane est un jeune musulman centrafricain de 24 ans. Il raconte son calvaire. Une peine quasi-quotidienne qu’il endure depuis 2003, mais qui s’est accentuée avec la perte du pouvoir de l’ex coalition rebelle Séléka composée d’une horde de mercenaires venues du Soudan et du Tchad, gonfler ses rangs. Crédibilisée au début de ses offensives contre le président déchu François Bozizé, par certains médias, l’ex coalition a perdue toute crédibilité. Avant et pendant leur accession au pouvoir le 24 Mars 2013, les ex-rebelles s’en sont pris aux populations civiles à travers plusieurs exactions graves et désormais chaque rebelle en faisait de sa tête car devenu incontrôlable. La démission de leur chef Michel Djotodia, qui s’était autoproclamé président de la transition, s’en est suivie le 10 janvier 2014 devant les Chefs d’Etat de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale) à N’Djamena. La communauté musulmane de Centrafrique est donc en train de payer des errances de l’ex-Séléka. Victime d’une vengeance gratuite ?

Alabira Louqmane, photo de journal facebook

Louqmane est un féru des réseaux sociaux et se réclame indigné. J’ai commencé à le suivre il y a pas longtemps sur facebook. Très vite, la pertinence de ses posts, sa neutralité dans les commentaires… ont attirés mon attention. Très ouvert, il a accéder à ma de demande de publier quelques-unes de ses anecdotes sur mon blog. « Mon père est né vers 1945 à Bocaranga, dans le Nord-Ouest de la Centrafrique. Ma mère s’est convertie à l’islam avant son mariage avec mon père. Je n’ai pas d’autre pays que la Centrafrique, donc je suis et…



Le président Hollande au téléphone © http://www.bvoltaire.fr/

Centrafrique: Un coup de fil pas comme les autres

Bangui, un soir d’Octobre 2013, il était minuit, au moment où j’allais me débarrasser du dernier bourdonnement des moustiques pour plonger dans mon sommeil, mon téléphone se mit à vibrer. Un appel anonyme, le numéro était masqué. A l’autre bout du fil, une voix féminine me fit patienter. L’agréable voix était celle d’une Européenne. Un homme repris le téléphone, la voix me sembla familière. Je n’osais pas croire à l’idée de la personne à qui j’associais la voix. François Hollande, l’homme qui veut intervenir par procuration en Centrafrique.



La pemièe dame du Tchad Hinda Deby Itno lors de la remise du prix d'ecellence aux nouveaux bachéliers © tchadpages.com

Tchad/RCA: Des tchadiens à l’afflux du baccalauréat centrafricain

En Centrafrique, le coup d’Etat du 24 Mars 2013 a entraîné beaucoup de désordre. Le secteur de l’éducation n’était pas mis de côtés, sinon il en était l’un des plus touchés. Le calendrier des examens a subi de grands chamboulements au grand dam des élèves qui rêvaient continué les études à l’extérieur. Au Tchad, à côtés, les résultats du bac sont tombés tôt, une moisson bien maigre. Moins de 9% d’admis. Les pêcheurs dans l’eau trouble, les « cancres du Tchad », ont eu la merveilleuse idée de venir se rattraper à Bangui, au pays où tout est possible.



Top 10 des maux qui contribuent à la dérive de la jeunesse tchadienne

Le résultat du Bac 2013, 70.000 Candidats avec 8.76% d’admis, a sans doute ouvert les yeux du Chef d’Etat tchadien sur la dérive d’une jeunesse abandonné à elle-même et croupissante dans la débrouillardise. « Nous observons une situation inquiétante en ce qui concerne la dépravation de nos mœurs, la dérive de notre jeunesse soit dans son comportement social, soit dans sa culture… » se lamentait le président Deby dans son adresse de l’aïd-el-fitr aux oulémas venus lui présenté leurs vœux.



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